Le criminel Monsanto et ses complices.

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Une étude scientifique conduite en 2012 par le biologiste français Gilles-Éric Séralini, montrait que des rats nourris avec un maïs transgénique et/ou au Roundup (l’herbicide fabriqué par Monsanto à base de glyphosate) avaient développé des tumeurs énormes. Les photos de ces rats avaient fait la une des médias dans le monde. Le géant Monsanto était ébranlé.
Puis on assista à une bataille entre pro et anti-OGM sur les plateaux télé et les journaux français. Les pro estimaient notamment que le nombre d'animaux étudiés était trop faible, ou que les rat utilisé développaient plus facilement des tumeurs. Séralini devenait l’accusé, son étude était rejetée par l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments. "La méthode statistique de l'auteur a conduit à des résultats trompeurs", déclarait le commissaire européen à la Santé. 

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Monsanto pouvait se réjouir. La campagne des pro-OGM marquait des points. Et en 2013 (après avoir été validée en 2012), l'étude du professeur Séralini était effacée de la revue scientifique Food and Chemical Toxicology, pour son manque de "conclusion probante". Bizarre argument.
Séralini se défendait pied à pied et gagnait les procès en diffamation qu’il avait intentés contre le professeur Fellous (ancien président de la Commission du génie biomoléculaire française, “expert” auprès des ministères de l’agriculture et de l’environnement), le magazine Marianne et le journaliste Jean-Claude Jaillette.
En 2014, Il obtenait que son étude soit publiée dans une autre revue scientifique : “Environmental Science Europe”, et mettait ses travaux en libre accès pour la communauté scientifique.

Puis, cette année 2017, à l’occasion de l’ouverture des “Monsanto papers” dans le cadre d’une action intentée contre Monsanto aux États Unis, la machination de l’empoisonneur est révélée. Parmi les soixante quinze documents internes de Monsanto qui ont été ouverts fin juillet, dix huit dossiers concernaient l’affaire Séralini. L’association CRIIGEN le 3 octobre dernier, le quotidien “Le Monde” du 4 octobre, “Arrêt sur images”, le 6, exposent des faits accusateurs (résumés dans cette page) : la multinationale a torpillé l’étude du professeur Séralini en payant des complices. Des scientifiques, des journalistes ont été corrompus !

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Wallace Hayes, le rédacteur en chef de la revue Food and Chemical Toxicology, était lié secrètement par un contrat de consultant à Monsanto ! Il était payé quatre cents dollars de l’heure et un total de seize mille dollars pour développer un réseau de scientifiques sud-américains prêts à participer à un colloque sur le glyphosate.
Puis, le rédacteur en chef de la revue s’était activé pour que la revue reçoive plusieurs "lettres à l'éditeur", signées par la communauté scientifique, pour que la revue puisse justifier la suppression de l'étude. “Le Monde” le prouve en publiant ces courriels. Deux mois plus tard, une demi-douzaine de lettres individuelles, et une lettre collective signée par vingt-cinq chercheurs, étaient publiées dans la revue. En janvier 2014, Hayes justifiait dans un éditorial la suppression de l’étude de Séralini en citant "les nombreuses lettres exprimant de l'inquiétude quant à la validité de ses conclusions".

Et ce n’est pas tout. L’examen des “Monsanto papers”, les notes internes, les courriers échangés, met en lumière l’existence d’un réseau de scientifiques corrompus, construit méthodiquement par les dirigeants de la firme pour affirmer aux autres spécialistes et aux médias que le glyphosate était inoffensif. Moyennant paiement du service rendu, bien sûr. D’autres notes internes montrent que des employés de Monsanto rédigeaient eux mêmes certaines études “scientifiques” sur le glyphosate qui étaient ensuite présentées comme “indépendantes”.

Maintenant que l’on sait tout cela, on est en droit de se demander pourquoi les conclusions de l'étude du professeur Séralini sur les effets sur les rats du maïs NK603 et de l'herbicide Roundup (nom commercial du glyphosate) fabriqué par Monsanto avaient été rejetées par l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en France. Ces organismes ont-ils été approchés par Monsanto ? Des scientifiques, des “experts”, ou d’autres, sont-ils intervenus à l’époque de cette décision ?
On peut le penser… En effet : selon le biochimiste autrichien Helmut Burtscher, des passages importants du rapport Européen de réévaluation de l’herbicide sont copiés-collés de documents rédigés par les entreprises agrochimiques (dont Monsanto) de la Glyphosate Task Force, le groupe de sociétés qui vendent en Europe des pesticides au glyphosate ! Ils ne sont pas arrivés tout seuls dans les bureaux du BfR (Bundesinstitut für Risikobewertung) et de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) !

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> Bref, s’il subsistait un doute, tout ça a le mérite d’éclairer notre lanterne.
Appelons les choses par leur nom : Monsanto et ses dirigeants emploient des méthodes de gangsters pour augmenter leurs profits en nous imposant leurs poisons, ils mentent, ils corrompent. Des méthodes qui vont bien au delà du simple lobbying ! Des scientifiques fournissent de faux rapports, sur la base desquels sont rédigées les normes destinées à garantir notre sécurité et notre santé. Les membres de la Commission Européenne qui se laissent influencer par le lobbyisme (et la corruption ?), sont complices. Les directeurs de journaux, directeurs de rédaction et les “journalistes” qui ont été influencés ou achetés pour publier ces fausses nouvelles sont également complices (et ce sont ces “pères la morale” qui s’indignent en dénonçant des théories du complot et des fake news). ….

Bon, le coup de gueule, maintenant.
Comment le simple citoyen peut-il supporter ça ? Pour punir ces voyous, il ne suffit pas d’interdire à Monsanto l’entrée du parlement Européen ! Un coup de balai s’impose : enquête, tribunaux et condamnations, et vite ! Sinon on en déduira que la complicité s’étend encore plus loin, jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir. Mais, pas besoin d’être Cassandre, on devine déjà ce qui va suivre….

> Photo du haut : les rats de l’étude Séralini et leurs tumeurs causées par le glyphosate. En desssous : le professeur Gilles-Éric Séralini. 

>  Sources. Criigen. Monsanto Papers : les dessous du retrait de l’étude Séralini révélés. >>> Lien. 
Le Monde. L’affaire Séralini ou l’histoire secrète d’un torpillage. >>> Lien.
Générations futures. Recherche de glyphosate dans des aliments vendus en France. >>> Lien. 
> Lire aussi dans gilblog.
OGM. La bombe de Corinne Lepage et du professeur Séralini. >>> Lien.
Étude OGM toxiques. Comment Monsanto manipule la polémique. >>> Lien.
Lisez le livre de Corinne Lepage : "La vérité sur les ogm, c'est notre affaire !” >>> Lien. 
Positifs au glyphosate. >>> Lien.
Roundup et glyphosate Monsanto. La Commission Européenne complice ? >>> Lien.

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