Découvrez le patrimoine de La Borne.


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Visites du village, conférences, expositions de céramiques contemporaines, exposition de poterie traditionnelle, lieux chargés d'histoire, grands fours anciens etc. Les Journées du patrimoine sont une occasion unique de découvrir le patrimoine ancien et moderne de La Borne.
Pendant ces deux jours, suivez le parcours fléché qui vous conduira aux sites incontournables du village de La Borne, et notamment aux lieux ordinairement fermés au public. Le dépliant de ce circuit libre accompagné d’un plan est distribué à l’office de tourisme. Le contenu de cette page de gilblog est un peu plus détaillé.
Si vous voulez faire cette balade complète, prévoyez de passer une bonne partie de la journée (!), vous pouvez faire une halte pour un repas de bistrot “Chez les filles” ou au ‘Kilomètre”. En attendant, vous pouvez faire un copier-coller de cette page, de la carte agrandie, et imprimer le tout…
Les hôtesses de l’office de tourisme de La Borne seront à votre disposition de 10 heures à 19 heures les 17 et 18 septembre, pour vous orienter et vous renseigner sur les activités proposées. 02 48 26 74 13.


Plan-parcours-patrimoine-La-Borne

Cliquez sur le plan pour l'agrandir (sur certains PC et selon le débit d'internet, l'affichage est parfois lent).


"La Borne, haut lieu de la création artistique pour la deuxième moitié du XXéme siècle, comme on parle de la Ruche à Paris ou du Bauhaus en Allemagne". [François Lerat]


Le Centre de céramique contemporaine .

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Dès 1962, quelques potiers forment une amicale et la première exposition de céramiques modernes à La Borne (ce sont notamment Pierre Mestre, André Rozay, Yves Mohy, Anne Kjaersgaard). Ils utilisent comme lieu d'exposition l'ancienne forge d'Émile Foucher à La Borne d'en bas. De 1963 à 1967  les expositions se tiennent dans la salle de bal du café Raboin à La Borne d’en bas, ensuite dans un local prêté par Hélène Bedu, chemin des usages. 
En 1971, la municipalité d'Henrichemont loue à titre gracieux l’ancienne école de filles de La Borne à l’Association des potiers pour y présenter leurs créations et celles d’artistes invités. Mais les céramistes souhaitent donner plus d’ampleur à ce lieu d'expositions. Après plusieurs projets proposés en vain par l'association des céramistes (le premier date de 1976), puis une longue maturation avec les collectivités territoriales, un nouvel espace de plus de six cent mètres carrés ouvre au public le 10 avril 2010. Il a été créé par l'architecte Achim von Meyer sur la base du cahier des charges conçu par l'association des céramistes de La Borne. Les financements ont été apportés par : le Conseil général du Cher, la Région Centre, l’État, le contrat régional de pays et la Communauté de communes. La commune d’Henrichemont a offert les terrains. 
Le Centre de céramique contemporaine de La Borne a pour mission d’exposer le travail des céramiste de la Borne et des environs. Il propose également des expositions d’artistes invités de notoriété nationale et internationale. Les ateliers, situés dans l’ancienne école, permettent de compléter la mission culturelle du Centre au moyen de stages, d’ateliers d’initiation et de séances de démonstration. Deux fours à bois construits par l'association des céramistes complètent les équipements. Parallèlement, l'association des céramistes organise des résidences d'artistes, des rencontres internationales et des expositions.  >>> Lien.


Le Musée de la poterie traditionnelle.

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Le musée de la poterie est situé dans l'ancienne chapelle Saint Jean-Baptiste, à deux pas du centre céramique contemporaine. Il a été créé par "l'Association de sauvegarde et protection du patrimoine potier et du site de La Borne". L'association a été fondée en 1984 par André Rozay, Jean Pascaud et le professeur Yves Rocard, pour installer l'actuel musée. Depuis son ouverture en 1987, cent cinquante mille visiteurs ont pu apprécier le bel artisanat bornois riche d'une tradition séculaire. En parcourant l'ancienne chapelle, son exposition permanente, ses vidéos et ses expositions temporaires, ils ont fait connaissance avec le métier des potiers. À ce jour, la collection du musée s'élève à plus de trois cents cinquante oeuvres en grès. Le musée reçoit des visiteurs de France,de Hollande, de Belgique, d'Allemagne, de Suisse, des États Unis  ...etc. >>> Lien. 
L'ancienne chapelle Saint Jean-Baptiste (le saint patron des potiers)  a une histoire des plus originales qui a fait l'objet d'une étude dans les Cahiers d'histoire et d'archéologie du Berry par Christian Roth, secrétaire de la Société d'Archéologie et d'Histoire du Berry. Lisez dans gilblog le résumé du dossier de Christian Roth. >>> Lien.


Le totem de Pierrre Digan.

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En 1960, le céramiste et sculpteur Pierre Digan, crée à La Borne une entreprise de poteries de grès où il produit une large gamme de poteries usuelles cuites au bois. Sa production allie le fait main, le grès traditionnel et un "design" moderne. La qualité et un style reconnaissable, contribuent à leur succès et à une diffusion importante en France. L'atelier de Pierre Digan réalise également des éléments de décor architectural en grès. Après la fermeture de l'établissement en 1979, de nombreux tourneurs s’établissent à La Borne et contribuent à la variété des productions. En 1983,Pierre Digan sculpte et peint un totem monumental qu’il érige au centre du village, au début de la route de La Chapelotte. Il signe ainsi son passage à la Borne de façon spectaculaire. 
C'est désormais la poterie Bottani-Dechaux qui occupe les anciens locaux de l'entreprise Digan, route de La Chapelotte, à cent mètres du totem, sur le côté droit de la route.


Atelier d'André Rozay.

André Rozay modelant (c. 1972-75) 2

André Rozay, (29 septembre 1913 Foëcy - 7 septembre 1991 La Borne). Ancien élève des Beaux Arts (où il fait la connaissance de Jean Lerat), il possède une solide formation de dessin et de peinture. Arrivé à La Borne en 1943 pour travailler pour François Guillaume avec Jean Lerat dans l'atelier d'Armand Bedu, il échappe ainsi au travail obligatoire en Allemagne (STO) et vit à La Borne en clandestin. Il travaille ensuite dans l'atelier d'Alphonse Talbot et succède à ce dernier en 1958. Il habite cette maison de potier avec "boutique" et four, qui est un des lieux les plus anciens de La Borne ; comme en témoigne un acte de vente datant de 1786. En 1962, avec Pierre Mestre, Yves Mohy, Claudine Monchaussé, il participe à la première d’une série d’expositions annuelles de l’amicale des potiers dans l’ancien atelier du charron Émile Foucher. Il dépose les statuts de l'association des potiers de La Borne en 1971. 
Lire la notice biographique dans Berrypedia. >>> Lien. 
Lire aussi dans gilblog : André Rozay, grand artiste et grande figure bornoise. >>> Lien.


Le calvaire.

La croix primitive implantée à l’entrée de La Borne sur la route d’Henrichemont à une date non connue, a été détruite en 1949 par la chute d’une branche de châtaigner. André Rozay, est sollicité pour créer une nouvelle croix avec son Christ ainsi qu’une buse comprenant une niche abritant un potier penché sur son tour. Valentine Chameron (1866-1954), ultime dépositaire de la tradition potière modèle les deux personnages en prière. Par la suite, le support de cette croix fera l’objet d’autres restaurations. La pièce cylindrique, gravée du chiffre cinq, témoigne qu’elle a été, à une date antérieure à 1949, le support en grès de la croix. Des éléments d’une croix semblable sont présents dans les collections du Musée du Berry à Bourges, mais on ne peut affirmer avec certitude qu’ils proviennent de l’ancienne croix. >>> Lien.


Atelier de Paul Beyer puis de Jacqueline et Jean Lerat.

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Paul Beyer (1873-1945). Ce grand artiste arrive à La Borne en 1942. Paul Beyer est un céramiste renommé, à la carrière bien remplie depuis les années vingt. L'exposition internationale de 1937 confirme l'importance de son œuvre. Il est encouragé par Georges Henri Rivière (conservateur du musée des Arts et traditions populaires créé en 1937) et Georges Bastard (Directeur de la manufacture de Sèvres) à accepter la mission de travailler à La Borne pour y apporter un nouveau dynamisme artistique. On lui doit le prototype de l'atelier individuel du céramiste moderne, avec le four à bois qu'il fait construire dans son atelier. Mais la santé du vieux maître ne résistera pas aux conditions de vie difficiles et aux privations de la période de l'occupation. Il travaillera trois ans à La Borne, qui sera le lieu de son chant du cygne, il s'y éteindra, veillé par sa fille. Paul Beyer. >>> Lien.

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Jean Lerat (1913-1992), arrive à La Borne en 1941 et travaille pour François Guillaume dans l'atelier du potier Armand Bedu. Jacqueline Bouvet (1920-2009), arrive à La Borne en 1943. Ce couple de céramistes d'une créativité exceptionnelle a contribué à l’évolution de l’art du vingtième siècle. Jean Lerat, formé dans la tradition de l'école des Beaux Arts et doté d'un solide savoir faire de sculpteur sur bois, Jacqueline, enrichie de son contact avec Anne Dangar et Jean Giono, entament à La Borne le renouveau de l'art céramique. Leur production initiale est composée de pièces fonctionnelles : bouteilles, pots à tabacs, vases, mais aussi de créations à caractère religieux. Ils se marient dans la chapelle de La Borne en 1945. En 1955 ils s'installent à Bourges et créent des sculptures en prise directe avec les courants artistiques contemporains. Les œuvres de Jean et Jacqueline Lerat sont exposées dans les grandes galeries et musées de France et du monde.
Le site appartient à la famille Lerat, il est ouvert au public à l'occasion des journées du patrimoine. Il se trouve au début du chemin des Grand’ boutiques, à cinquante mètres de la route d’Henrichemont. Site web consacré à Jean et Jacqueline Lerat.  >>> Lien.


Le "Grand Four".

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Four dit de la famille Talbot-Senée, de Jean, Henri Talbot et Armand Bedu. Construit dans la seconde moitié du 19ème siècle, ce four utilisé par Armand Bedu, patron potier, à une capacité impressionnante de soixante dix mètres cubes. C’est le plus grand four de La Borne. Il connaît sa dernière cuisson en 1957. Les deux foyers annexes permettant de cuire les pièces situées au têtier et les deux cheminées qui canalisent les flammes afin de protéger les constructions adjacentes sont les particularités de ce four. Il fait partie des cinq fours de La Borne inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1996.
Le “Grand four” appartient aujourd’hui à la céramiste Françoise Quiney qui en a fait son lieu d'expositions. Il se trouve au début du chemin des Grand’ boutiques.


Ateliers Jean Talbot et grand four traditionnel.

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Construite au début du 19ème siècle, l’ancienne poterie Talbot, lieu d’activité d’une longue lignée de potier comporte deux bâtiments accolés. Le plus vaste abrite un four couché de quinze mètres cubes, le second l’atelier de tournage et son double niveau de séchoir. En 1972, le four connaît une dernière cuisson avec le patron potier Jean Talbot (1931-1994). En 1995, le site est à l’abandon. L’urgence de sa sauvegarde et la volonté de transmettre un maillon essentiel du patrimoine potier du village entraînent la création de l’association des ateliers Talbot. Un an plus tard, Le four est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en même temps que quatre autres fours bornois. Cette réhabilitation donne lieu en juin 2000, à une cuisson mémorable, celle des pièces laissées par Jean Talbot. Depuis, deux autres cuissons ont eu lieu en 2005 par l’atelier Garet-Herrin et en 2010 par l’Association Céramique La Borne pour les rencontres internationales  "La Borne l’amour du feu".
Les ateliers Talbot sont ouverts pour certains événements.  On y accède par  le chemin des Grand’ boutiques. Se renseigner à l’Office de tourisme ou auprès de l’association.


Four-Foucher

Four d'Octave Foucher, dit "four communal".

Ancien four de la famille Foucher-Bernon. Ce grand four couché datant de la fin du 19ème siècle à une capacité de vingt-cinq mètres cubes. Son activité s’achève en 1908. L’association des céramistes bornois y a organisé des cuissons collectives en 1977, 1978 et 1990. Il a été acheté en 1990 et restauré en 1992 par la commune d’Henrichemont. C’est le “plus petit” des fours anciens de La Borne, et le seul à pouvoir être vu sous tous les angles. Il est situé sur le chemin des Grand’ boutiques et il est accessible au public tout au long de l’année.


Musée Vassil Ivanoff, atelier et four.

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Vassil Ivanoff (1897-1973), artiste bulgare, arrive en France en 1922 en quête d’horizons nouveaux. Il s’installe à Paris en 1927, et y déploie ses talents de décorateur. Il s’affirme remarquable coloriste, comme en témoignent ses superbes étoffes peintes. Dans le même temps il affirme son don de photographe. Il découvre en 1945 chez un bouquiniste des quais de Paris un ouvrage du céramiste anglais William Lee. Littéralement fasciné par le tournage, et les immenses possibilités que peut offrir la terre à grès, il s’installe en 1946 à la Borne, dans une petite maison paysanne de deux pièces. Il y travaillera jusqu’à sa mort en 1973. Sa créativité, ses somptueux émaux rouges "sang de bœuf" le feront reconnaître rapidement, et plusieurs expositions de son vivant permettront de prendre la mesure de son talent. Vassil Ivanoff est considéré aujourd’hui comme une figure majeure de la céramique contemporaine, et les amateurs s’accordent à placer son œuvre au rang des grandes expressions du XX° siècle. On accède à l’atelier et au musée par  le chemin du lavoir. Informations sur le site web du musée. >>> Lien.


Les céramistes contemporains.

Un plan des expositions et ateliers des nombreux céramistes actuels à La Borne et aux alentours (ils sont environ une centaine), est distribué au Centre de céramique contemporaine. En faisant cette visite, au fil des chemins, vous découvrirez leurs créations. Bon, il vous faudra sans doute revenir....


Le site de la "cathédrale" de Jean Linard.

Jean Linard (1931-2010) né à La Marche Nièvre. Après avoir étudié à l’école Estienne, de 1945 à 1949, il exerce le métier de graveur à Paris. Depuis son adolescence, il s’intéresse à la terre et se rend régulièrement à La Borne. En 1959, il s’y installe comme potier avec la céramiste Anne Kjærsgaard (1933-1990). En 1961, le couple achète une ancienne carrière de silex à Neuvy-Deux-Clochers, dans le hameau des "Grandes poteries". Ensemble ils construiront une grande partie de la maison d’habitation et des ateliers en briques artisanales de La Borne. Bâtisseur infatigable, Jean Linard crée de nouvelles pièces, agrémente les toitures de tuiles de couleur et de-personnages en grès de sa fabrication, décore le tour des portes et des fenêtres avec des mosaïques.

En 1983, il commence la construction d'une chapelle ouverte sur le ciel qui deviendra "la cathédrale". L'oeuvre est faite de briques anciennes, de mosaïques de faïence, elle est entourée de sculptures et de mobiles, on y accède par un chemin au sol de mosaïques de faïence. Pendant plus de vingt ans, Jean Linard lui consacre la plus grande partie de son temps, parallèllement à sa production de céramiques et de sculptures. C’est une œuvre majeure, apparentée à l’art brut, qui attire de très nombreux visiteurs.

Cet ensemble, a été inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques en 2012. Il se situe aux "Grandes poteries" de Neuvy deux Clochers, à cinq minutes de La Borne. Toutes informations sur le site web "la cathédrale de Jean Linard". >>> Lien.


La place Jean Gautier.

Ce qu’on appelle communément le carrefour de La Borne n’est pas un carrefour, c'est la place Jean Gautier. Elle porte le nom d'un jeune  maquisard tué par les nazis, près d'ici à Neuilly en Sancerre. La plaque posée en 1944 et qui avait disparu, vient d’être refaite …en céramique. >>> Lien.


> Lire dans gilblog :
La Borne années 40. Quand Jacqueline Lerat s'appelait Jacqueline Bouvet. >>> Lien. 
Où vivait Jacqueline Bouvet en 1943/44. >>> Lien. 
André Rozay, grand artiste et grande figure bornoise. >>> Lien. 
La Borne. L'étincelle qui a allumé le feu. >>> Lien. 
Cinq fours de la Borne classés à l'inventaire des monuments historiques. >>> Lien. 
Potiers de La Borne autrefois. >>> Lien. 
> Wikipedia. La Borne. >>> Lien. 
> Sur le site Jacqueline et Jean Lerat : La Borne et l'art contemporain, par François Lerat. >>> Lien.


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