Maison de la Culture de Bourges. Stop au gaspillage de l’argent public !

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Dans une abondante communication, Pascal Blanc endosse le costume de “sauveur des finances de Bourges malgré la peine que ça lui fait d’imposer l’austérité”… Mais tandis que d’une main il supprime des services à la population, de l’autre il gaspille l’argent des berruyers, celui de l’État, de la Région, et du département. Et comme tout ça vient de la poche des contribuables…. c’est de notre argent qu’il s’agit.

Le maire de Bourges s’habille en chevalier ….Blanc, mais c’est plutôt un chevalier à la triste figure, tant ses décisions sont incohérentes. Tantôt il supprime des choses utiles aux berruyers (une piscine par ici, une fête des sports par là), tantôt il jette l’argent par les fenêtres. Des millions d’euros d’argent public gaspillés pour enrichir quelques entreprises de bâtiment et de travaux publics. En somme, des millions perdus pour les berruyers, mais pas perdus pour tout le monde !

Évidences et contre vérités.

Le maire prétend que la construction de la maison de la Culture sur le site historique ne serait pas possible techniquement, que ce serait du rêve ou de l’absurde ; mais il ne donne aucun argument pour justifier cette affirmation. En réalité, lors de plusieurs initiatives, réunions publiques, expositions, conférences de presse, le Collectif Luttes Séraucourt a démontré aux berruyers (pièces à l’appui), qu’un projet alternatif pour la Maison de la Culture sur le site historique est possible, moins coûteux et à qualité des prestations égales, voire supérieures. Une construction “écologique" de surcroit …et qui, préserverait le site arboré de Séraucourt.

Si on peut construire une grande salle, une petite salle …etc, plus grand pour moins cher que la MCB2, ça n’a rien de miraculeux, c’est logique, puisque sur le site historique une partie des éléments de la MCB existent déjà, notamment le hall d’accueil, les espaces d’exposition et les escaliers, et que d’autres volumes de l’ancienne école de musique peuvent être utilisés. 

Détail cocasse, l’article du Berry Républicain du 25 février sur une pleine page, présente comme un événement une lettre de fleur Pellerin (qui à cette date n’est plus ministre) feignant d’ignorer la démonstration du projet de Christian Gimonet. En réalité c’est un non événement puisque sa réponse contient l’aveu qu’elle (ou l’adjoint qui a rédigé la lettre) n’a pas examiné le projet ! Décidément, le Berry Républicain, c’est bien la voix de son maire, mais cette fois c’est du réchauffé !

Une addition salée.

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…Outre qu’à trente six millions d’euros, le projet du maire coûte plus cher que la construction sur le site originel (trente millions), il faut y ajouter les dépenses cachées du projet “officiel” de la nouvelle Maison (Projet MCB 2).
En effet, Pascal Blanc prétend que cette nouvelle construction (MCB 2) sur le site de Séraucourt, où il faudra abattre une centaine d’arbres, ne coûte “que” trente six millions d’euros. Mais il “oublie” de préciser, qu’il faut ajouter : six millions d’euros (abattage, fouilles, réseaux) et vingt deux millions d’euros pour la rénovation du site historique classé, une obligation imposée par l’État (c’est la raison de la “consultation“ pour l’avenir du site historique de la MCB2, annoncée à grands renforts de publicité).
Et Luttes Séraucourt fait l’addition : 36 + 6 + 22 = 64 millions d’euros, coût total de la MCB2 sur les pentes de Séraucourt. Écart avec le coût de construction sur le site historique : 64 - 30 = 34 millions. Trente quatre millions d’euros gaspillés !!!
Certains penseront que la démonstration est tirée par les cheveux et que le coût de la réfection du site historique n’est là que pour charger la barque. Pourtant, cette dépense serait évitée si la MCB était reconstruite sur place… Il est donc logique de l’intégrer dans l’économie du projet. 

Il n’est de pire sourd….

Pascal Blanc annonce que les finances de la ville de Bourges sont au plus mal : il y aurait cent quarante six millions d’euros de dettes et une prochaine augmentation des taux d’imposition. Il aurait bien tort de ne pas rouvrir le dossier de la MCB et de d’étudier la piste des économies ouverte par le projet Gimonet ! Pourquoi tant d’obstination à refuser trente quatre millions de dépenses en moins ?
C’est pourquoi le Collectif Luttes Séraucourt invite les berruyers et tous les amis de la culture et de la qualité de vie à deux journées rencontres, pour parler des finances de Bourges et de la maison de la Culture, le lundi 21 et le samedi 26 mars à l’Espace Michel de Bourges. 

Mépris des citoyens et de la culture.

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> Pour qui a suivi les réunions de Serge Lepeltier et Pascal Blanc, ce fut une succession d’informations partielles et de non dits, quand ce n’étaient pas des contre-vérités (voir les pages de cette rubrique). Devant la situation absurde dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, on ne peut que constater que les décisions ont été prises en enfumant la population et les élus municipaux avec des présentations “arrangées”… 

Et puis, l’idée simplette de refaire ailleurs ce qu’on pouvait faire sur place (avec un peu de réflexion, il est vrai) est le témoignage de l’ignorance et du mépris ces “décideurs” envers le patrimoine et la culture, qui sont des richesses de Bourges. À ce rythme là, il aurait fallu refaire une cathédrale ailleurs parce que devoir la restaurer en permanence coûte cher ! Voilà bien des idées de gens incultes et de bétonneurs. On voit ce que ça pourrait coûter !
De même l’idée de faire appel à des experts “programmistes” pour concevoir le cahier des charges de la nouvelle MCB (sont-ils même venus à Bourges ?), comme s’il n’y avait pas à Bourges de professionnels du spectacle, de la culture, et d’architectes assez intelligents pour le faire ?

Il est temps pour les citoyens et le public berruyers de jouer à nouveau leur rôle en participant à la direction de l’EPCC qui dirige la maison de la Culture. Les Amis de la maison de la Culture (qui ont géré la MCB pendant des années avant d’en être évincés) et d’autres, doivent y retrouver leur place. Le huis clos doit faire place à la transparence, le public doit avoir accès à l’information, la culture doit avoir droit de cité à Bourges.

> Illustrations de haut en bas. 1/Photomontage. 2/Affichette de Luttes Séraucourt, cliquez pour agrandir. 3/Photomontage.

> Pour convenir aux horaires de tous, deux rendez vous sont organisés par Luttes Séraucourt :  le lundi 21 mars de 18 heures à 21 heures, et le samedi 26 mars de quinze heures à dix-huit heures à l’Espace Michel de Bourges. Voici l’adresse : Espace Michel de Bourges, salle numéro 4, 14 rue Michel de Bourges.

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